Citoyenneté et nationalité : Israël fait la différence.

Israël est la seule « démocratie »(1) qui opère une distinction entre citoyenneté et nationalité : tous les titulaires de la citoyenneté (ezrahut) ont, en principe, des droits égaux, mais seuls certains, le Juifs, forment la nationalité (le’um).
En 1970, Shimon Agranat, président de la Cour suprême, a confirmé que l’on ne pouvait pas parler de « nationalité israélienne », parce qu’il n’existait pas de nation israélienne séparée de la nation juive et qu’Israël n’était même pas l’Etat de ses citoyens juifs, mais celui des juifs du monde.
Uzi Ornan, professeur de linguistique, a intenté une action en 2000 pour inverser ce jugement, mais les chances d’aboutir sont faibles.

(1) guillemets de la rédaction
Extrait du livre d’ Alain Gresh, « De quoi la Palestine est-elle le nom », LLL, Edition Les Liens qui LIbèrent, 2010, p.92