ARLON – Jeudi 24 janvier 2013 – Grande conférence de Leila SHAHID, Ambassadrice de Palestine auprès de l’Union Européenne

Jeudi 24 janvier 2013 – 20h00

Maison  de la Culture d’Arlon

 Grande conférence de Madame Leila SHAHID

Ambassadrice de Palestine auprès de l’Union européenne,

de la Belgique et du Luxembourg

sur le thème du

TRIBUNAL RUSSELL SUR LA PALESTINE

Lors de la deuxième guerre mondiale, l’occupation de la Belgique a duré 5 années. En Palestine, 45 ans après la « Guerre de six jours » (1967), 65 ans après la  Nakba, (« la catastrophe », la création de l’Etat d’Israël en 1948), le peuple Palestinien vit toujours sous occupation étrangère.

Après ces 5 années, nos résistants ont été honorés et reconnus comme héros. En Palestine, la moindre résistance est taxée de « terrorisme ».

Plus de 4.500.000 réfugiés vivent encore, de nos jours, dans plus de 59 camps officiels. L’eau est confisquée. Ou encore : plus de 10.000 prisonniers politiques, près de 200 colonies peuplées par plus de 500.000 colons en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, à terme, plus de 780 kms de mur, une économie étranglée, la Bande de Gaza gérée comme une prison à ciel ouvert, etc.

Autant de chiffres, autant de faits, autant de

violations du Droit International par l’occupant.

Le premier Tribunal Russell  fut fondé en 1966 par l’aristocrate britannique et philosophe Sir Bertrand Russell, prix Nobel de littérature en 1950,  pour informer et mobiliser l’opinion publique contre l’implication états-unienne dans la guerre du Vietnam. Un second Tribunal Russell fut convoqué sur l’Amérique latine, qui consacra ses travaux aux violations des droits humains en Argentine, au Brésil et au Chili.

Le Tribunal Russell sur la Palestine (TRP) a été créé en 2009, juste après l’offensive israélienne dans la bande de Gaza durant l’opération « Plomb durci », au cours de laquelle plus de 1.400 Palestiniens ont été tués dans ce que la Mission d’information de l’ONU nomma « une attaque délibérément disproportionnée visant à punir, humilier et terroriser une population civile ».

Le TRP vient de tenir sa quatrième et dernière session à New-York, après celles de Barcelone, Londres et Cape Town. La complicité des Etats, des entreprises, de l’ONU avec l’Etat d’Israël, ainsi que la démonstration de l’existence d’un véritable apartheid à l’égard de la population palestinienne ont été juridiquement justifiées.

Madame Leila SHAHID fera le point sur ces différentes sessions, à la veille de la décision finale prévue les 16 et 17 mars 2013 à Bruxelles.

Elle donnera également son avis sur l’actualité palestinienne, et  notamment sur le contexte socio-politique actuel, sur la reconnaissance de la Palestine comme Etat non membre de l’ONU ou sur les élections israéliennes, prévues le 22 janvier prochain.

 

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Soirée organisée par

la Maison de la Culture d’Arlon, le Centre culturel d’Athus, l’Association Belgo-Palestinienne Luxembourg, l’Association France-Palestine Solidarité, les Magasins du Monde OXFAM

et le CNCD – 11.11.11

 

Avec le soutien de

la FGTB Luxembourg, la CSC Luxembourg, le Centre d’Éducation Permanente et de Promotion Sociale des Travailleurs, la COLUPA -Coalition Luxembourgeoise pour la Paix, le CPJPO – Comité pour une Paix Juste au Proche-Orient (G-D de Luxembourg), le MOC -Mouvement Ouvrier Chrétien Luxembourg, la Maison Luxembourgeoise de l’Écologie et la Communauté Palestinienne en Belgique et au Luxembourg.

Biographie de Leila Shahid

Leïla Shahid née le 13 juillet 1949 à Beyrouth (Liban), était de 1994 à 2005 déléguée générale de l’Autorité palestinienne en France ; depuis, elle occupe ce poste auprès de l’Union européenne, de la Belgique et du Luxembourg.

Leïla Shahid appartient à la grande famille palestinienne al-Husseini, elle est une petite-nièce du mufti de Jérusalem Amin al-Husseini, une cousine de Yasser Arafat, de Moussa Arafat et de Fayçal Husseini, du côté de sa mère, elle est la descendance directe d’une grande famille marocaine, les chorfas Alami. À l’époque où la Palestine était sous mandat, les dirigeants du mouvement nationaliste palestinien étaient déportés par les britanniques vers des camps militaires et leurs familles dans des pays sous le mandat français. C’est ainsi que sa mère, Sirine Husseini Shahid, a été déportée au Liban où elle a rencontré le père de Leila, professeur de médecine, qui effectuait ses études au Liban. Leïla Shahid a fait des études d’anthropologie et de sociologie à l’Université américaine de Beyrouth, un des foyers historiques de la contestation politique palestinienne. En 1978, elle se marie avec l’écrivain marocain Mohammed Berrada et s’installe avec lui au Maroc. En 1987, elle commence à écrire dans la Revue d’études palestiniennes.

Leïla Shahid a été, pendant trois ans, le chef du bureau d’information de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) à La Haye, poste où elle avait cumulé la représentation de son organisation aux Pays-Bas et au Danemark. Auparavant, elle avait représenté l’OLP en Irlande.

Entre 1993 et 2005, elle est la déléguée de l’OLP (puis du Fatah) en France (où elle succède à Ibrahim Souss). En novembre 2005, elle est remplacée à ce poste par Hind Khoury, et nommée à Bruxelles, par la nouvelle autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas, qui a succédé à Yasser Arafat, mort l’année précédente.

Elle fait de fréquentes apparitions dans les médias français et belges pour donner le point de vue palestinien dans le conflit israélo-arabe. Elle visite pour la première fois les territoires palestiniens en 1994 après la signature des accords d’Oslo en 1993. Outre son action politique, elle a en automne 2008 initié la Saison artistique et culturelle Masarat/Palestine, en Communauté française Wallonie-Bruxelles, sous le haut patronage de la Ministre des Relations Internationales de la Communauté française avec le soutien de la Ministre de la Culture. Le comité palestinien pour l’organisation était placé sous la présidence du poète Mahmoud Darwish décédé en août 2008.Elle est l’une des trois promoteurs du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 20093.En mars 2009, Michèle Collery lui a consacré un film produit par la chaîne Arte et la TSR (Télévision Suisse Romande) : « Leïla Shahid, Palestine forever » (Source : Wikipedia)

Ouvrage* Leila Shahid, Michel Warschawski & Dominique Vidal, Les Banlieues, le Proche-Orient et nous, éd. de L’Atelier, Paris, 2 mars 2006, 160 p. (ISBN 2-7082-3855-8)